Les groupes de travail, qui fait quoi ?

Alors que nous occupons des bâtiments de la STIB, que nous gérons une collection d’anciens véhicules qui sont toujours propriété de cette même STIB (et assurés par elle) et, enfin, que nous roulons sur son réseau, il n’est que normal qu’elle ait un contrôle sur l’association de bénévoles qu’est la nôtre.

Ceci se traduit formellement par une disposition des statuts (art. 4, § 2) stipulant : « Le nombre minimum de membres effectifs est de 16 ; le nombre maximum est de 51, dont au maximum un tiers non membres du personnel effectif ou pensionné de la STIB. » Une phrase qu’il faut lire à l’envers pour comprendre que la STIB doit impérativement disposer en permanence d’une majorité de deux tiers au sein de l’organe principal qu’est l’assemblée générale. Or, comme le veut la loi sur les asbl, l’AG est notamment compétente pour :

  • modifier les statuts, moyennant une majorité qualifiée de deux tiers,
  • fixer le nombre d’administrateurs, les nommer et les révoquer,
  • approuver les budgets et les comptes,
  • dissoudre l’association.

De plus, par tradition, l’administrateur-directeur général de la STIB est nommé vice-président du conseil d’administration et les directeurs et/ou responsables des finances, des infrastructures et de la communication de la STIB occupent également un strapontin au sein du conseil d’administrateur.

Tout ceci fait cependant que, contrairement à la majorité des associations de bénévoles, les membres adhérents et/ou actifs ne peuvent pas élire les administrateurs et qu’ils pourraient dès lors avoir le sentiment de n’avoir aucun pouvoir alors que ce sont pourtant eux qui œuvrent au quotidien en donnant de leur temps, parfois sans compter.

Dans le même temps, chacun ayant ses centres d’intérêt, nombreux sont les membres qui se regroupent par affinité. C’est ainsi qu’est née l’idée, quelques années après la création de notre association, de créer des groupes de travail par spécialité. Ces groupes, ouverts à tous (à deux exceptions près) et exclusivement composés de membres adhérents, transmettent le fruit de leurs analyses sous forme de procès-verbaux au conseil d’administration qui les avalise pour autant bien sûr qu’ils soient raisonnables et budgétairement viables.

Trente-trois ans après la création de notre asbl, cette formule, soutenue notamment dès 1988 par une augmentation sensible du nombre d’administrateurs afin que chaque groupe y dispose en quelque sorte d’un délégué, ne cesse de confirmer sa pertinence. Voici quelques mois à peine, à la suite de l’intérêt montré par quelques membres et d’un besoin criant non encore pleinement satisfait, un groupe de travail Guides a en effet été créé.

A ce jour, près d’une vingtaine de groupes existent. Mais, même s’ils sont énumérés, ainsi que leurs participants, dans le règlement d’ordre intérieur (ROI, annexe 7/9), le moment est venu de mettre un coup d’éclairage sur cette composante importante de notre association tant elle contribue à son dynamisme. Un groupe n’est en effet pas l’autre. Tous se réunissent au moins une fois par an.